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Emmissions Gaz

Les émissions de CO2 dans le monde ont augmenté de 27% par rapport à 1990, selon un rapport  présenté aux parlementaires participant à la 120ème Assemblée de  l'Union interparlementaire, tenue du 5 au 10 avril à Addis Abeba.

Les émissions de CO2 liées à la consommation d'énergie des pays industrialisés de l'OCDE auront augmenté de 25,3% dans la période  allant de 1990 à 2010/2012 (9,1% pour l'Europe à 25), indique le  document qui cite les projections de l'Agence internatoinale de  l'énergie (AIE).

Les émissions des pays en développement et des pays émergents  auront doublé au cours de la même période (+103,4%), même si,  selon les prévisions, les émissions par habitant resteront  inférieures à celles des pays industrialisés.

Selon les projections à long terme, les émissions mondiales de  CO2 augmenteront de 90% d'ici 2030, pour passer de 20 milliards  environ à 38 milliards de tonnes. Un accroissement jusqu'à 58  milliards de tonnes de CO2 à l'horizon 2050 n'est pas exclu si des efforts considérables ne sont pas entrepris à l'échelle mondiale  pour enrayer cette tendance.

Au niveau mondial, les émissions de gaz à effet de serre augmentent d'un million de tonnes par jour. Avec le système actuel de protection du climat visé par le Protocole de Kyoto, une  modification de cette tendance est quasi impossible. Pour les  auteurs du rapport, il faut donc renforcer les efforts en faveur  d'un accord Kyoto Plus, qui s'appliquerait lorsque le Protocole de Kyoto viendra à échéance en 2012.

L'objectif de limiter à 2 degrés de l'augmentation de la  température mondiale, objectif de la Convention-cadre des Nations  Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) doit être rendu  obligatoire en droit international par l'accord Kyoto Plus, et les émissions de gaz à effet de serre doivent être limitées, au niveau mondial, dans la mesure nécessaire à la concrétisation de cet  objectif, dit le rapport.

A propos des énergies renouvelables (éolien, biomasse et biogaz, photovoltaïque, hydraulique, géothermie) qui contribuent à réduire les émissions de gaz, elles doivent devenir partout dans le monde  un pilier de l'approvisionnement en énergie, indique le rapport.  Au cours des dernières années, de grands progrès techniques ont pu être réalisés dans ce domaine, de même que la rentabilité.

Toutefois, il n'est pas encore possible à l'heure actuelle de  produire à partir des énergies renouvelables la quantité  nécessaire d'énergie.

Les auteurs du rapport estiment que l'utilisation de l'énergie  nucléaire revêt un aspect important. Différentes tendances sont  identifiables en la matière à l'échelle mondiale. Si certains pays procèdent à la sortie du nucléaire ou planifient celle-ci, on  assiste dans d'autres régions du monde à une renaissance de  l'énergie nucléaire.

Alors que les adversaires du nucléaire soulignent surtout, au  delà des aspects sécuritaires des centrales, la problématique non  résolue du stockage final des déchets et le fait que l'uranium  n'existe pas en quantité illimitée, ses partisans associent avant  tout cette technologie à l'absence d'émissions de CO2.

Même si les partisans plaident pour l'essor de l'énergie  nucléaire, cette technologie ne peut pas résoudre les problèmes à  long terme, avouent les auteurs du rapport.

Selon le rapport, les biocarburants constituent la principale  solution énergétique à court terme et sont susceptibles de  garantir la sécurité énergétique en offrant parallèlement d'autres avantages, tels que : la diversification énergétique, le  développement des agro-industries, la création d'emplois et de  revenus, la réhabilitation de zones dégradées, la réduction des  émissions de CO2 et la diminution de leur impact sur l'évolution  du climat.

L'éthanol produit grâce à la canne à sucre est durable, car sa  production nécessite des quantités de combustibles fossiles  inférieures à l'éthanol produit à partir du maïs.

En outre, la production d'éthanol à partir de maïs crée une  concurrence directe entre l'utilisation du maïs pour  l'alimentation et son utilisation pour la production de carburant, ce qui a pour conséquence de faire grimper le prix du maïs dans  les pays où cette céréale constitue un aliment de base, ajoute le  rapport.

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